Le gouvernement a dévoilé les modalités de son ambitieux plan « France relance ». En effet, ce plan s’adresse à tous les secteurs de l’économie tout en posant clairement les impératifs à respecter.

Ainsi, il y est clairement indiqué que ce plan doit traduire les ambitions de la France en matière d’emploi et de transition énergétique.

Le plan « France Relance » doit soutenir l’économie

Alors que l’activité du secteur du bâtiment tend à redémarrer avec une certaine énergie, ce n’est pas le cas des grandes industries comme, notamment, l’aéronautique. D’une façon générale, les grandes sociétés peinent à redynamiser leur activité. A l’opposé les petites structures, TPE et moins de 10 salariés, bénéficiant de leur agilité, se relancent grâce à leur bonne image auprès de leurs clientèles de particuliers. Les commerces de proximité ont profité d’un élan de sympathie de la part des clients.

Le plan de relance du gouvernement a donc l’ambition d’amplifier ce mouvement. Il veut aussi en profiter pour que les objectifs liés à la transition énergétique deviennent une réalité.

Les secteurs du bâtiment et de l’agriculture sont en particulier concernés.

Mais cela s’accompagne de « contreparties ». Les médias s’en font l’écho, imprimant une forme de légitimité à ces demandes de l’État.

Ce que l’Etat attend comme contreparties

Considérant que son engagement a été rapide et massif, l’État attend des entreprises qu’elles s’engagent, d’abord et avant tout, sur la défense de l’emploi. Loin d’être une incantation, il s’agit bien de donner une application pratique aux politiques d’accompagnement et de formation.

La seconde contrepartie est la réduction du recours à la main d’œuvre détachée. « Embaucher localement », a rappelé Bruno Le Maire, lors de sa présentation du plan. Il faut former avant d’embaucher. De nombreux métiers souffrent d’un manque de salariés spécialisés. On pense par exemple au secteur du chauffage. L’apprentissage a donc toute sa place dans ce dispositif. En parallèle, pour donner un avenir professionnel aux plus jeunes, avec ou sans qualification, le dispositif « d’embauche des moins de 26 ans » permet de concilier formation et transfert du savoir-faire.

L’État s’engage aussi à rouvrir certains dossiers comme, par exemple, celui du RGE. Rien n’est figé et le principe est de protéger le label qui est maintenant bien identifié par le public. Il est un gage de qualité des travaux réalisés. Indirectement, cela peut aussi tenter des jeunes d’intégrer une filière qui bénéficie d’une excellente « côte d’amour » auprès de la clientèle des particuliers.

L’État met de la cohérence dans ses politiques

Le gouvernement organise ses décisions pour leur donner un sens général. Ainsi, les politiques d’emploi et formation, les aides directes aux secteurs et les modalités fiscales s’additionnent à des réflexions en cours dans certains secteurs. Une fois encore, l’exemple du bâtiment est éloquent, avec « MaPrimeRenov » qui va stimuler la demande.

Les mesures récentes sont autant de sources d’opportunités

Les difficultés vécues par les chefs d’entreprises les ont portées à réagir et, quelques fois, à réinventer leur système de production ou de vente. Comme la concurrence reste très présente, il ne faut pas « baisser la garde » et au contraire, en profiter pour examiner ce qui, dans son entreprise, peut constituer un atout au regard d’une décision gouvernementale.

 « Dois-je développer mon portefeuille de clients particuliers ou approcher les collectivités ? »

« Dans mon secteur, y a-t-il un vivier de jeunes ? Quel encadrement et quelle progression puis-je leur proposer ? »

« Pourquoi les clients ne se présentent-ils pas spontanément, j'ai pourtant un très gros adhésif RGE sur ma camionnette ? »

En menant ce questionnement, le chef d’entreprise pour ébaucher sa stratégie et poser son projet pour les 3 ou 4 prochaines années.

 


Les Artisanales de Chartres 2020 participent à la relance

A contexte particulier, format particulier. Cette année, c’est un pari osé que la CMA28 a lancé aux entreprises et aux partenaires. Un « salon dans votre salon » disait le slogan de cette édition. Tous ont répondu présents. Cerfrance Alliance Centre, fidèle à cet événement depuis de nombreuses années, a proposé à 9 de ses clients d’exposer sous sa bannière, en leur payant le stand.

La déambulation dans le salon a été certainement très particulière pour les visiteurs ; ce fut moins de visite à l’instinct, mais un parcours plus construit, plus orienté dans un but précis. Un visiteur nous a d’ailleurs confié, « Je connaissais l’entreprise Cassonnet à Ymonville, mais je ne savais pas qu’ils faisaient de la rénovation ; cela m’a donné envie de les contacter ».

« Les exposants ont été aussi nombreux que l’an dernier », résume Corinne ISSANCHOU, de la CMA28. « Cela semble une preuve de plus de l’énergie et de l’envie qu’ont tous les artisans de surmonter rapidement cette période difficile. »

 

 

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